Jean-Philippe Collard-Neven
Pianiste classique et jazz, compositeur, improvisateur
 
 
       


Présent-PasséBach et BrésilMinimalistesIntégrale JanacekSpectraux et MessiaenMusique belge Liszt, Via Crucis Impro

 

Présent-Passé

Girolamo Frescobaldi, toccata prima (Il secondo libro di toccate) 1637
Bruno Mantovani, Suonare 2006
Thomas Adès, Darkness Visible 1992
John Dowland, In darkness let me dwell (from A Pilgrimes Solace, arr. Collard-Neven) 1612
Maurice Ravel, Prélude (Tombeau de Couperin) 1914-1917
François Couperin, Les juméles (12e ordre, 1) 1713
Maurice Ravel, Forlane (Tombeau de Couperin)
François Couperin, Les faste de la grande ménéstrandise 3e, 4e et 5e actes (11e ordre, 5)
Maurice Ravel, Menuet (Tombeau de Couperin)
François Couperin, L’Atalante (12e ordre, 8)
Bruno Mantovani, Etude pour les agrémens (hommage à Ravel) 2003

Ici, le dialogue est triple. Théorique, réel ou en forme d'hommage. Mantovani rend hommage dans Suonare à une conception du son typique à la musique du baroque italienne. Thomas Adès recompose une mélodie de Dowland dont je joue ensuite l'original comme un thème soudain retrouvé après une fantômatique variation. Dans la suite Le tombeau de Couperin de Ravel, j'ai remplacé une pièce sur deux par un extrait d'une suite de Couperin, tout en respectant le plan tonal ainsi que la dramaturgie initiale. La boucle se referme sur l'hommage à Ravel de Mantovani.        (haut)


Bach au Brésil        

Heitor Villa-Lobos, Bachiana Brasileira n°4 pour piano
J.S. Bach, Partita n°2
Egberto Gismonti, Frevo (avec improvisations)
J.S. Bach, Prélude et Fugue en mi b mineur du 2e cahier
Antonio Carlos Jobim, Retrato em branco et preto, Luisa        (haut)


Minimalistes (maximalistes?)

John Adams, China Gates
Conlon Nancarrow, Two Canons for Ursula, Canon A
Jean-Luc Fafchamps, Back to the pulse
Morton Feldman, Intermission VI
Steve Reich, New-York Counterpoint (version pour piano et bande, arr. J-Ph. Collard-Neven)

Conlon Nancarrow, Two Canons for Ursula, Canon B
John Adams, Phrygian Gates        (haut)


Intégrale Leoš Janáček

Dans les brumes
Narodni tance na morave
15 chants traditionnels moraves
Na pamatku
Variations pour Zdenka
Trois danses moraves
Sonate 1905
Sur un sentier recouvert I
Sur un sentier recouvert II
Un souvenir        (haut)


les Spectraux et Messiaen

Tristan Murail, cloches d'Adieu, et un sourire...    
Olivier Messiaen, Cloches d'angoisse et larmes d'adieu    
Jonathan Harvey, Tombeau de Messiaen (pour piano et bande)    
Tristan Murail, Territoires de l'oubli        (haut)


Musique belge

Jean-Luc Fafchamps, back to the voice     
Benoît Mernier, Les ombres errantes
Claude Ledoux, Courbes d'étoiles I
                           Courbes d'étoiles II
                        Courbes d'étoiles III    
Jean-Pierre Deleuze, Espaces oniriques        
Fabian Fiorini, la Ballade du souffleur de poussière  (haut)


Ferenc Liszt, Via Crucis

Franz Liszt

Ave Maria (extrait des Harmonies poétiques et religieuses) pour piano solo   
Pater noster, Ave Maria en La majeur, Ave verum corpus, pour choeur
Invocation (extrait des Harmonies poétiques et religieuses) pour piano solo   
Via Crucis, pour solistes, choeur et piano
        (haut)
Extrait du concert enregistré le 4 décembre 2008 par la RTBF Musiq3

Collegium Vocale Gent, sous la direction de Patrick Davin
Jean-Philippe Collard-Neven, piano


Impro

un concert dont le mot d'ordre est de ne rien prévoir. Etre disponible au temps présent, à l'électricité de l'air, à l'énergie de la salle, être un canal, se laisser traverser par une énergie qui nous dépasse. Tout au plus une improvisation pourrait flirter avec le fantôme d'un prélude de Scriabin, ou une autre se mélanger à des sons enregistrés au Chili, au Mexique, en Tunisie ou à Libramont...

Improvisations enregistrées lors du Festival Ars Musica 2009 (Flagey, Studio 1, Bruxelles)

Impro 1 Part I

Impro 1 Part II

Impro 1 Part III

Impro 6

Impro 4

Impro 3


(haut)

Le récital solo est un espace de liberté irremplaçable, dans lequel il n'est pas nécessaire de justifier telle ou telle manière de faire pour être compris d'un partenaire de jeu, mais au contraire où l'on peut laisser libre cours à son inspiration avec pour seule limite sa propre exigence et son inspiration.

De Frescobaldi à Scelsi sans oublier Bach ni Egberto Gismonti, ou simplement en improvisant dans l'instant présent, j'aime composer des programmes qui possèdent une ligne de force, une dramaturgie.

Que ce soit en faisant dialoguer passé et présent, en se jouant des contrastes pour jeter des éclairages nouveaux sur des oeuvres, en se focalisant sur une thématique précise, les exemples de programmes que voici reflètent mes choix d'interprète de ces dernières années. Je ne cesse de les varier et bien sûr de les enrichir au gré de mes réflexions, de mes envies et de mes découvertes.

En dehors de ces exemples, je n'ai pas envie de me lancer dans une tentation d'énumération exhaustive de mon répertoire. Celui-ci ne doit pas être un menu dans lequel on peut aller pêcher des oeuvres pour les assembler au petit bonheur. J'aime que chaque concert soit un projet, réfléchi, rêvé par moi ou suscité par un directeur artistique.

Je pourrais tout au plus jeter en vrac les noms de Léos Janacek, Maurice Ravel, Ferenc Liszt, Bruno Mantovani, Giacinto Scelsi, Claude Vivier, Luigi Nono, Tristan Murail, J.S. Bach, John Dowland, Girolamo Fresobaldi, Jean-Luc Fafchamps, Olivier Messiaen, John Adams, Jonathan Harvey... qui m'accompagnent depuis longtemps.