Jean-Philippe Collard-Neven
Pianiste classique et jazz, compositeur, improvisateur
 
 
       
 

"Ce prodigieux duo piano-contrebasse, découle d'une alchimie de la rectitude. Rarement telle cohésion put être accomplie, si ce n'est dans les classiques de cette discipline, par des maîtres: Duke Ellington et Jimmy Blanton, Bill Evans et Scott LaFaro. Le jeu des parallèles aboutit à une oeuvre d'une incomparable densité, née dans un climat de recueillement."
12/03/2008 Marc Danval, Le Soir Magazine

“...Alors que le jeu de Collard-Neven n’est que délicatesse, l’assise rythmique inébranlable et la sonorité chaleureuse de la contrebasse de Rassinfosse lui confèrent une présence incroyablement rassurante, presque physique. Bref, on se sent bien en écoutant cette musique, et c’est déjà beaucoup.” *** JAZZMAN

“Ils avaient gravé “Regency’s Nights” à l’automne 2006, les voici – le jazzman chevronné et le transfuge classique- dans un deuxième album plus atypique encore, remontant plus haut à la source de chacun et comptant d’autant plus sur les intuitions de l’amitié pour inventer un langage musical commun. (...)” ** La Libre Belgique

“La rencontre entre un contrebassiste de jazz et un pianiste venu du classique produit des perles. Cette deuxième récolte retient l’attention sur les talents de compositeur de Collard-Neven et resserre les liens du duo avec ses influences classique (...) Elégance, tendresse et sourires font pétiller ce dialogue intimiste.” *** Le Soir

 
 

Echecs

Trois heures du matin, la grande salle du conservatoire est vide mais truffée de micros… Soudain une note brise le silence pesant… Elle vient de l’immense vaisseau noir face à moi, elle est pure et cristalline, elle m’invite à la suivre, à la compléter par d’autres et mes doigts s’envolent… Une fois de plus la magie agit et je sais pourquoi le dialogue s’installe si facilement et que je le partage avec celui qui vient de créer cette note, là-bas, tout au bout de ce piano interminable. C’est cette délicatesse, ce toucher qui va de l’effleurement jusqu'à la fougue, cette précision dans l’intention et le geste musical, ce discours frais et neuf qui trouve un écho en moi qui me permet d’explorer l’espace et de redécouvrir l’alchimie des mélanges. Cet austère et anguleux meuble noir, aux mécaniques identiques et si précises s’acoquine avec ce gros tas d’ébène et d’érable et la conversation sonore s’anime entre nous à travers nos instruments et notre musique en découle paisiblement comme d’une source fraîche et intarissable. Le silence partenaire indispensable de nos échanges sonores, de ces joutes émerveillées attend lentement de recouvrir nos dernières vibrations…Merci jean-Philippe pour ces éblouissants échanges
.
Jean-Louis Rassinfosse



Les premières notes que j’ai jouées avec Jean-Louis auraient pu être les dernières : j’étais si intimidé d’avoir à côté de moi un grand monsieur du jazz... Cependant, très vite j’ai eu la sensation que nous étions sur le point de vivre une grande aventure. A peine l’avais-je raccompagné la porte d’entrée, que j’ai composé, en une petite heure, le morceau Merci : merci pour ces moments privilégiés de rencontres spirituelles et musicales. Quand nous sommes sur scène, il est là, à côté de moi, comme un chêne, immuable, il me connecte à ma source la plus profonde et m’invite silencieusement à donner le meilleur de moi-même.
Jean-Philippe Collard-Neven


 

Deux albums chez FUGA LIBERA
Distribution mondiale

Regency's Nights (FUG 602)   Second Move (FUG 605)
   
Merci (C-Neven)
Regarde (C-Neven)
 
Le clan des siciliens (Ennio Morricone)

   
My Romance (Rodgers/Hart)
Ducky (C-Neven)
   
Song for my father (C-Neven)
Brahms, sonate n°1 pour clarinette op.120
(2e mvt)
   
Eux

Les mains araignées et l’œil furet, la tenue tendue de raptus chroniques, la posture mi-assise mi-flottante, le tendon aux aguets, les ischions drillés, le souffle mordu jusqu’aux infimes petits vagissements étouffés comme autant de synapses cognées, les voici, paire de princes du son, duo de mages musiciens mettant au monde ce qui avant Eux ne s’entendait. C’est parce qu’ils sont ce qu’ils sont et font ce qu’on entend que la musique est l’art parmi tous propageant sens et délices, plongeant racines instantanées au plus profond de nous. Sacrés inventeurs de ce qui est tu dans l’audible. Merlins de ce qui dans le son est inouï, enchanteurs de nocturnes sublimement indécents, masqués d’improbable, les voici, le temps d’un cliché, sautants sur la plage du tempo, rebondissants virtuoses de leurs compos, fabricants postures portées, mesure par mesure, en glissades déferlantes aux doux enfers du rythme, magistraux, nous donnant sans jamais étancher notre soif d’airs. Rien de ce qui est de la corde ne leur échappe ou plutôt la corde toute, par la grâce des dieux qui vident la nasse du monde des fades mélodies d’avant Eux et massent d’ombre et de lumière les leurs, données à toute la terre ronde. Voilà quatre mains, quatre yeux et quatre cœurs au moins qui, la chamade battue, ne se contentent du soupir pour renaître et donnent à entendre le rêve de ne plus écouter le monde que par Eux.

Pietro Pizzuti
Bruxelles 21 juin 2007
 
VIDEOS
 
Regarde (C-Neven)
 
Prelude op.11 n°4 (Scriabin)
 
Merci (C-Neven)